vendredi 4 mai 2018

Espagne 2018 #3 : Saucedilla, aux portes de l'Estrémadure

Mardi 3 avril

Ce matin, à notre réveil, la température extérieure proche de 0°C et la météo (vent et brouillard) nous incitent à quitter la Sierra de Guadarrama le plus vite possible.

Aujourd'hui, nous devons rejoindre l'Estrémadure, une communauté autonome d'Espagne qui jouxte le Portugal, et qui est surtout l'une des meilleures régions d'Europe pour observer les oiseaux.
Sur le trajet, depuis l'autoroute A5, nous pouvons déjà en apercevoir une belle variété, notamment de nombreuses cigognes blanches au nid ou se nourrissant dans les champs, une vingtaine de vautours fauves, deux aigles bottés en phase claire, un busard des roseaux, deux milans noirs, une pie bleue...

Nous arrivons à Saucedilla, où se trouve le parc ornithologique d'Arrocampo, peu après midi. Pas de chance côté météo, car le vent souffle toujours très fort...
Le réservoir d'Arrocampo est une zone humide artificielle d'environ 700 ha, qui a été créée en 1976 dans le but de réfrigérer la centrale nucléaire d'Almaraz toute proche et qui est désormais classée en zone de protection spéciale pour les oiseaux.

Depuis le bureau d'information pour les visiteurs, il est possible de rejoindre à pieds ou en voiture cinq observatoires. Ceux-ci sont fermés à clefs (et nous sommes arrivés un peu trop tard sur le site pour les récupérer), mais nous avons pu faire nos observations depuis les berges du réservoir ou les rampes d'accès des observatoires.
Nous pique-niquons à l'abri dans le fourgon, près de l'observatoire n°4 situé en bordure de route, au sud de Saucedilla. Seul Papa Loup brave le vent pour aller observer les oiseaux, mais il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
Nous rejoignons ensuite le bureau d'information d'où part un sentier menant à trois observatoires. Héron pourpré, cormorans, cigognes blanches... Très peu d'oiseaux à voir et nous rebroussons chemin après le deuxième observatoire.

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Moon près d'un canal à Saucedilla


Nous reprenons la route pour rejoindre le cinquième observatoire, situé près d'un petit étang à l'ouest de Saucedilla. Il n'y aucun oiseau visible sur les eaux agitées par le vent, par contre, une petite mare de l'autre côté de la route, au milieu d'une pâture à vaches, se révèle plus intéressante : hérons garde-bœufs, échasses blanches, hirondelles rustiques, cochevis et surtout, trois belles émydes lépreuses.
L'émyde lépreuse est une espèce de tortue aquatique omnivore qui se rencontre dans le Maghreb et la péninsule ibérique, ainsi qu'en France, essentiellement dans les Pyrénées-Orientales.

Après ces quelques heures plutôt décevantes à Saucedilla, nous décidons de rejoindre le parc national de Monfragüe. La route traverse un paysage typique de la région : la dehesa, des pâtures où poussent des arbres (souvent des chênes) de façon clairsemée. 
On ne fait pas d'arrêt car la pluie s'est invitée, mais on en profite pour regarder au passage les oiseaux qui croisent notre chemin : milans noirs, milans royaux, cigognes blanches, aigle botté, bruants proyers et même un vautour percnoptère.

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Échasse blanche

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Emyde lépreuse et hérons garde-bœufs

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Nid de cigogne blanche sur l'observatoire n°5

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